Sacs plastiques transparents, Méduses

« L’art soumet l’artiste à la vérité la plus humble et la plus universelle ! » disait Camus. C’est au premier regard que se déploie l’oeuvre de Sylvie Antoine, de la banalité la plus ordinaire de nos emballages-déchets à la plus globale catastrophe écologique que laisse présager leur dispersion incontrôlée à travers la planète. L’artiste renoue ici avec un de ses sujets privilégiés : « la nature morte ». Cette multitude d’emballages à usage unique, restes de repas à obsolescence programmée, leurres de nourriture mortels pour la faune marine, quand ils sont exposés en série, évoque l’immense vortex de déchets plastiques qui tournoie dans les eaux du Pacifique et que les écologues ont nommé «Septième continent ».

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